D'un bout à l'autre de la corrida,elle demeurait dans l'angoisse, ayant la terreur, expressive au fond d'un insurmontable désir, de voir l'un des monstrueux coups de corne qu'un taureau précipité sans cesse avec colère frappe aveuglément dans le vide des étoffes de couleur, jeter en l'air le torero.Il faut dire, d'ailleurs, que si, sans long arrêt et sans fin, la redoutable bête passe et repasse à travers la cape, à un doigt de la ligne du corps du torero, on éprouve le sentiment de projection totale et répétée particulière au jeu physique de l'amour. La proximité de la mort y est sentie de la même façon.
Encore récemment, c'était l'habitude d'Espagnols virils, toreros amateurs à l'occasion, de demander au concierge de l'arène les couilles grillées du premier taureau.Ils les faisaient porter à leur place, c'est à dire au premier rang, et les mangeaient en regardant mourir le suivant.
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